Observatoire des Bonnes Pratiques du Développement Local

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Comment observer les bonnes pratiques du DL

La question des bonnes pratiques prend toute son importance à l’heure de la complexité, du numérique et d’une concurrence de plus en plus vigoureuse entre les territoires et les compétences humaines qui y sont disponibles.
Pour cela, personne n’ayant LA solution @@64@@Oik=@@65@@, il faut faire oeuvre d’écoute, de débats, de modestie et de rigueur dans l’analyse.
De plus nombre de développeurs locaux d’origines diverses (Agents de collectivités, de services Etat, de chambres consulaires, d’agences de développement, de bureaux d’études, de l’université…) ont parfois du mal à prendre du recul et à se donner le temps de la réflexion tellement sont pesantes les exigences du quotidien, et des procédures techniques ou financières qui bien souvent accompagnent tout projet local.

Pour enrichir les capacités d’observation 3 pistes peuvent être imaginer.

Se poser les bonnes questions

  • Le contexte de l’action locale : marges de manoeuvre selon
  • plus ou moins de liberté d’action par exemple,
  • des potentiels financiers disponibles ou mobilisables,
  • des savoirs faire existants au niveau de l’employabilité des populations concernés par le projet,
  • la faisabilité (technique, humaine, financière) et surtout la pérennité (affectio sociétatis, marché porteur, sérieux des initiateurs, portage conséquent…),
  • le facteur innovant du projet important dans une société qui bouge beaucoup ou pour le moins la « niche » repérée,
  • l’interaction avec les territoires voisins ou les projets complémentaires ou concurrents, d’où un travail significatif de veille et d’intelligence territoriale,
  • etc….

Développer l’approche comparative

A titre d’exemple, on partira ici d’une approche proposée par A.Joyal sur les expériences du Québec.

  • Dans ce pays, il y a probablement plus de centralisation qu’ailleurs malgré les revendications d’un plus grande autonomie (on a vu en 2002 une décision qui devait influencer de façon définitive le sort de deux petites collectivités de la Gaspésie),
  • Cependant il y a une importance prise dans l’implication des populations locales à travers la prospective territoriale (par exemple à l’occasion de l’entrée en vigueur à la fin de 2001 d’une politique nationale de la ruralité),
  • Les stratégies économiques ont pendant les décennies 1960 et 1970, considérées le développement régional en mettant l’accent sur l’action combinée de l’État et de la grande entreprise. Au début 80, le dynamisme nouveau est venu de la mise en valeur des ressources humaines, physiques et financières des collectivités. On parle alors davantage de développement local que de développement régional. Le tout autour d’une solidarité plus forte entre des partenaires mettant en valeur les ressources humaines, financières et physiques de leur milieu afin de créer des emplois, avec un contrôle sur les moyens pour y parvenir. Dans cette approche, le développement local s’appuie davantage sur l’entraide, la solidarité, le respect de l’environnement ou la volonté de favoriser un développement plus humain, par l’intermédiaire de petites entreprises. L’enjeu est donc de concilier d’une façon constructive les initiatives privées et l’appui des collectivités et de l’Etat.
  • Sur le développement communautaire, il faut le comprendre au Québec comme des initiatives sur un territoire de petite dimension, privilégiant la finalité sociale par rapport à la finalité économique. Le tout autour de l’émergence d’entreprises dite communautaires à gestion participative, plutôt que de favoriser la création d’entreprises privées à but lucratif.
    Autour de ce type de développement se déploient des corporations de développement économique communautaire (CDEC) travaillant à la création d’emplois à partir d’initiatives liées à la promotion de l’entrepreneuriat privé et à des mesures de développement de l’employabilité de la population dans un cadre de concertation ou d’intervention partenariale.
  • Une vision globale est privilégiée associant économie, social, culturel…
  • des structures légères entrent en action : Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) - Centres locaux de développement.

Faire réseau local

On voit bien qu’une partie de la réussite des territoires tient à la capacité des acteurs de proximité à travailler dans des directions convergentes et non pour leur seule chapelle institutionnelle @@64@@Oik=@@65@@ .
Aujourd’hui, dans notre société numérique, le local est aussi le global et il faut apprendre à réussir des projets locaux en considérant les énergies et les compétences dans une dimension de réseau ne se cantonnant pas au local vu dans sa seule dimension territoriale.
La réussite tient probablement à faire aussi « tribu » sur des thèmes partagés en vivant aussi sa propre réussite avec celle des autres.

Pour le moins, voici quelques pistes qui vont innerver les échanges de la présente communauté et que nous livrons à la sagacité des lecteurs.


NB : sur les expériences québécoises ou les types de questionnements voir :

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